Apprentissage

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« Pour apprendre à écrire,

il nous a fallu apprendre à vivre,

c’est-à-dire à souffrir et à aimer. »

René Guy Cadou
(1020-1951)

Le pouvoir de la poésie

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« La poésie,

c’est le pouvoir de vivre

et de voler jusqu’à la Grande Ourse

dans l’éclat d’un brin d’herbe. »

René Depestre

Résistance...

« Pour écrire un roman, j’explique à mon neveu
avec un sourire en coinchaises
qu’il faut surtout de bonnes fesses
car c’est un métier
comme celui de la couturière
où l’on reste assis longtemps. »

Dany Laferrière, L’énigme du retour (Grasset, 2009)

Dieu, les paroles et la musique

Frédéric Brun, prix des Ecrivains croyants 2010 avec Une prière pour Nacha (Stock) et fils du parolier Jean Dréjac, a répondu aux questions de Robert Migliorini pour le blog Au cabaret du bon Dieu. Extraits de l’article « Sous le ciel de Paris, les oiseaux du Bon Dieu ».

Selon vous, Dieu aime-t-il les chansons ?

Selon moi, la chanson populaire au sens noble du terme permet de réunir les gens, de les relier chaleureusement et même parfois de les élever lorsque les mots sont beaux, poétiques et touchants. Pour toutes ces raisons, Dieu doit donc aimer la chanson, mais apprécie-t-il toutes les chansons ? C’est une question que nous pourrions nous poser…

Si Dieu était une chanson, laquelle serait-ce ?

J’ai du mal à concevoir que Dieu puisse être une chanson. Pour ma conception de Dieu, Spinoza à un certain stade de mon questionnement a été très important et m’a apporté des réponses essentielles. Il existe selon lui une force divine au-delà des rites et des traditions. Dieu est infini, il est partout. Pour accéder au divin, il faut selon ses écrits, vivre avec une certaine forme de béatitude. L’accès au divin peut se faire de différentes manières, avec la peinture, la musique et la poésie. Il y a tant de grâce dans les tableaux de Caspar David Friedrich ou de Chagall. J’en ai d’ailleurs choisi quelques-uns pour illustrer mes romans. Je suis en train de lire La vie de Liszt est un roman. Nous pourrions terminer ce questionnaire avec une phrase de cet écrit : « Le beau est ce qui exprime le mieux la relation divine existant entre les aspects du monde. En d’autres termes plus une œuvre d’art présente l’infinité du monde de Dieu, plus elle est belle ». Une œuvre d’art ne peut représenter que des détails de cette infinité.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien : en cliquant ici
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La nuit des étoiles

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« J’ai un besoin terrible de religion, alors je sors la nuit pour peindre les étoiles. »

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Confidence de Vincent Van Gogh à son frère Théo

L'été des bouquins solidaires

Depuis plusieurs années, l’éditeur de livre pour la jeunesse Rue du Monde s’associe au Secours populaire pour une opération intitulée « L’été des bouquins solidaires ». Chaque fois que deux livres sont achetés, l’éditeur en offre un troisième à un enfant « oublié des vacances ». Cette année, cette opération concerne trois albums publiés pour cette occasion et proposés sur un même présentoir dans les librairies.

« Mandela, l’Africain multicolore » d’Alain Serres et Zaü, retrace l’enfance du prix Nobel de la paix dans une paisible tribu de bergers, sa chance d’être le premier à aller à l’école, puis la découverte, en ville, des dures lois de l’apartheid. Au fil des années, la colère monte, la répression aiguise la lutte et c’est la prison : 27 années passées derrière les barreaux. L’album débute tout en couleurs pour décrire sa jeunesse puis vire au rouge, noir et blanc pendant 27 pages qui scandent en dessins puissants cet enfermement à Robben Island. A la page du 10 février 1990, la couleur revient pour fêter la libération de Mandela, 71 ans, puis l’élection à la tête de l’Afrique du Sud de son premier président noir, un homme multicolore, symbole de justice et de fraternité.

A cet album sur Mandela s’ajoutent deux carnets à spirales. « Tous pareil, tous pas pareil », de Michel Séonnet avec des photographies d’Olivier Pasquiers, et « Tous en couleurs, tous en bonheur » de Michel Séonnet avec des dessins de Zaü. Grâce à des feuillets mobiles, les jeunes lecteurs peuvent jouer avec des visages d’enfants de toutes origines et créer des poèmes insolites associant des phrases qui se juxtaposent au hasard comme dans les « cadavres exquis ». Dans le deuxième carnet à spirales, les enfants peuvent mettre eux-mêmes en couleurs les visages des enfants dessinés.

L’an dernier, au cours de la même opération, 5600 livres avaient pu être offerts à des enfants.