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Comme chaque année, plusieurs membres de l’association des Ecrivains croyants seront présents au salon du livre de Paris, qui ouvre ses portes, porte de Versailles, du 16 au 19 mars. Lieu d’échange et de retrouvailles, le salon permet aussi à chacun de mesurer la place essentielle du livre dans le débat d’idées et la réflexion pour la société d’aujourd’hui. L’association – qui est convaincue que la littérature est un espace de dialogue implicite ou explicite pour et avec les religions – participe volontiers au salon du livre. Par le biais de ses membres présents, mais aussi par l’annonce qui sera faite ce week-end des lauréats du Prix des Ecrivains croyants 2012, à l’issue des délibérations qui se déroulent ce vendredi (voir les livres sélectionnés en cliquant ICI).
- Laurence Cossé.- dimanche 18 mars de 16h à 17h30, stand Gallimard, pour Amandes amères ; de 18h à 19h, stand de la SCAM pour les « tête-à-tête ».
- Jacques Duquesne.- samedi 17 mars à 15h, stand Plon pour Le mal d’Algérie.
- Cecilia Dutter.- samedi 17 mars de 16h à 18h, stand DDB, pour Et que le désir soit avec Joël Schmidt ; dimanche 18 mars de 14h30 à 16h, stand Albin Michel, pour Lame de fond.
- Patrice Gourrier.- vendredi 16 mars à 19h, stand des éditeurs religieux pour Abba dis-moi une parole, un prêtre psychologue répond à vos questions, éditions Salvator.
- Bernard Lecomte.- samedi 17 mars de 15h à 18h, stand Perrin, pour Les derniers secrets du Vatican ; de 17h à 19h sur le stand des Editions de Bourgogne (S-27 et S-37).
- Colette Nys-Mazure.- samedi 17mars,de 13h à 15h, stand Association des éditeurs du Nord-Pas-de-Calais ; de 15h à 17h, stand DDB ; de 17h à 18h, Editions Invenit (aussi au stand de l’Association des éditeurs du Nord-Pas de Calais) ; à 18h, Espeluète (V42).
- Maïté Roche.- dimanche 18 Mars, 15h-18h, stand Fleurus K29, pour ses livres jeunesse.
- Joël Schmidt.- samedi 17 mars entre 16h et 18h, avec Cécilia Dutter, stand de Desclée de Brouwer pour Et que le Désir soit ; dimanche 18 mars, entre 14h30 et 16h, stand d’Albin Michel, pour La Saint Barthélémy n’aura pas lieu. Et si la France avait été protestante.
- Jean-Michel Touche.- dimanche 18 mars, 15h30 – 18h, stand Fleurus (K29) pour Les messagers de l’Alliance.
- Alain Vircondelet.- samedi 17 mars à 17h, débat sur l’Algérie, à l’occasion de son dernier livre La Traversée (First éditions).
Pourquoi j’ai écrit ce livre
L’écriture du recueil s’est imposée comme une nécessité, parce qu’il y a des ‘courants’ qui me font vivre : l’émerveillement face à la création, l’appel de la poésie, la grâce de l’amour, le cheminement de l’espérance, tout cela mû par un pressant désir de vivre. Et aussi parce que, dans ce monde inassouvi, en proie à de multiples tribulations, qui empile peurs, dettes, indifférences, il y a urgence à poser le questionnement face au sens (ou la promesse) de l’existence (personnelle et collective). Alors, je pense que la beauté, notamment celle de l’art, et la poésie qui suscite le souffle de la vie, constituent des réponses réelles, sans calcul ni marchandage, aux lourds défis de ce temps.
Jean-Pierre Boulic
En résumé
La première partie est une suite de poèmes entre SABLE et TERRE sur le passage de la parole et le rejet qui lui est souvent apporté. Elle introduit au Chemin de croix de LA FRESQUE qui donne à contempler les stations peintes par Valentin Scarlatescu dans l’église de Tréflévénez (Finistère) : tableaux d’un grand réalisme, teintés parfois de fantastique où vitupèrent les figures grimaçantes d’un bestiaire affolé. La méditation se fait l’écho de l’intuition de Dietrich Bonhoeffer : « seul le Dieu souffrant peut nous aider ». Mais il s’agit surtout de dire « une histoire d’espérance », sujet de la partie finale conduisant à un « Stabat Mater » et un « Salve Regina » en hommage à la Mère dont l’enfant « se fit clarté ».
Extrait
Tu n’as plus rien pour souffrir
Même pas les larmes
Plus rien à donner
Que la poussière du vide
…
Et Lui seul porte cet arbre
De tout l’univers
Allant vers ce lieu du crâne
À son pas défiant l’hydre
Le cheval et le dragon.
…
Un homme a porté la fresque
De l’univers
Où demeure le doigt mystérieux
Amoureux fou du souffle de la vie.
Sable et terre – La Fresque, Jean-Pierre Boulic, prothos Albert Pennec et Jean-Pierre Boulic, Recueil bilingue français-breton, traduction bretonne Job an Irien, Éditions Minihi Levenez – 29800 Treflevenez, 2012, 96 p., 15 €.
Philosophe, théologien, enseignant, Bertrand Vergely est aussi un auteur confirmé. On lui doit notamment un superbe livre sur l’émerveillement (Retour à l’émerveillement, Albin Michel, 2010) et une manière fouillée, précise et joyeuse d’aborder la philosophie. Professeur à l’institut orthodoxe Saint-Serge à Paris, il enseigne aussi auprès des classes préparatoires, et donne de nombreuses conférences.
C’est avec plaisir que l’association des Ecrivains croyants organise dans le cadre de son partenariat avec la librairie Saint-Paul une nouvelle conférence à l’espace Bernanos en accueillant Bertrand Vergely. Il présentera notamment son dernier livre, Dictionnaire philosophique (et savoureux) du bonheur (Milan, octobre 2011, 260 p., 15 €). En exergue de son livre on trouve un citaiton de Nicolas de Chamfort : « Il est difficile de trouver le bonheur en nous, et impossible de le trouver ailleurs »… De « amour » à « Zénitude », en passant par « goût », « malheur » ou « rêverie », c’est un parcours surprenant et enrichissant que propose Bertrand Vergely. Le débat sera animé par Christophe Henning, président de l’association des Ecrivains croyants.
Rendez-vous mercredi 14 mars, de 19h à 20h30, entrée libre, Espace Georges Bernanos, 4 rue du Havre 75009 Paris, M° Saint-Lazare.
Pourquoi j’ai écrit ce livre
Cet ouvrage poursuit, sur le roman romanesque, ma réflexion sur la quête de soi et de sa vérité intérieure. Je l’avais menée dans un essai biographique consacré à Etty Hillesum et, plus récemment dans un essai épistolaire sur le Désir, coécrit avec Joël Schmidt. Par ailleurs, depuis longtemps, je souhaitais écrire sur le thème de la disparition de personnes. Un jour, quelqu’un qui a construit sa vie, décide de se couper de son quotidien et de ses liens sociaux, et de partir sans laisser d’adresse. Pourquoi cette césure radicale ? Comment orchestrer sa fuite ? Comment recommencer une vie ailleurs, sous une autre identité ? A cet égard, j’ai pensé qu’un accident climatique pouvait fournir la possibilité d’un « redépart ». Mon héroïne est en pleine crise de la quarantaine, en voyage en Thaïlande, elle est victime du tsunami de 2004. Elle en réchappe de justesse. Mais l’idée de se faire passer pour morte lui traverse l’esprit. J’ai voulu raconter l’histoire de cette femme qui s’empare du hasard pour en faire un destin…
En résumé
Romane Bréjeance traverse une crise. Entre un mari qu’elle n’aime plus et une fille qu’elle ne parvient plus à comprendre, elle s’enlise. Lors d’un voyage professionnel en Thaïlande, elle réchappe miraculeusement au tsunami. La possibilité d’être une autre se présente brutalement à elle : une vie à réinventer. De l’Asie à l’Australie, au fil d’un périple riche de rencontres, elle tentera de se reconstruire. Mais quel est le sens d’une existence bâtie sur un leurre ?
Roman d’une fuite, roman sur le couple et l’effritement du désir, roman sur le renoncement et la difficulté à connaître ceux auprès desquels on vit… Cécilia Dutter nous invite à une traversée du miroir, une bouleversante quête de soi.
Extrait
« Pour la première fois, ce « qui suis-je », interrogation fondamentale poursuivie sans relâche, se transformait en une prière adressée à une entité plus grande que moi et pourtant logée au creux de moi. Romane Bréjeance était morte à elle-même. Je la laissais sur le bas-côté telle une vieille peau de serpent après la mue. Sous les écailles neuves d’Estelle Wrouters, je m’ouvrais à cet écho intérieur jusqu’alors ignoré. Les yeux ouverts, je rêvais. Devant moi, apparaissait une haute montagne. Je n’avais d’autre choix que de la gravir. Mais cette absence de choix ne s’apparentait pas à une contrainte. Au contraire, l’ascension procédait d’une liberté propre. En atteignant le sommet, j’atteindrai mon identité profonde. Je serai à la fois au centre et à l’extrême seuil de mon être : au-dedans et au-delà de moi-même. Sans le savoir, j’avais déjà parcouru une partie du chemin. Je devais encore épurer mon cœur, me délester de l’inutile et du vain, pour gagner plus vite les cimes. »
Lame de fond, Cécilia Dutter, éditions Albin Michel, mars 2012, 219 pages, 16 €.

Michel Cool, membre de l’association des Ecrivains croyants, rédacteur en chef à l’hebdomadaire La Vie et chroniqueur livres pour Le jour du Seigneur (F2), vient d’être distingué pour son livre Conversion au silence (Salvator, 2011), couronné par le Prix de littérature religieuse 2012, remis par le Syndicat des libraires de littérature religieuse. Homme de communication, journaliste catholique depuis plus de trente ans, Michel Cool a fait l’expérience d’un silence bouleversant dans une abbaye en 2007. Ce moment très précis l’entraîne à revisiter toute son existence, faite de mouvement et d’actualité, de rapidité et de bruits du monde… alors même qu’une quête profonde l’habite. Quête de Dieu, d’intériorité, de profondeur… Recherche qui plonge dans le silence pour mieux habiter l’urgence du monde d’aujourd’hui.
Le prix 2012 sera remis à Michel Cool lors d’une réception au salon du livre de Paris, le 19 mars. Créé en 1985, le prix de littérature religieuse est décerné par les libraires religieux, qu’ils appartiennent à un réseau ou qu’ils soient indépendants. Il a distingué des auteurs tels que Eloi Leclerc (1988), Didier Decoin (1992), France Quéré (1996) ou, l’an dernier, le président de l’association des Ecrivains croyants, Christophe Henning, pour son livre Le Jardinier de Tibhirine (Bayard, 2010).
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